PRESENTATION DE L´OFFICE NATIONAL D´APPUI A LA SECURITE ALIMENTAIRE

Conformément à la lettre de déclaration de politique de développement du secteur rural du 31 mai 1991 qui stipule entre autres :

  • la redéfinition du rôle de l´Etat, l´amélioration de l´efficacité de son intervention et la réduction de son coût,
  • la lutte contre l´insécurité alimentaire dans les zones géographiques et pendant les périodes les plus vulnérables.
Le Gouvernement béninois a crée l´Offre National d´Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA) par décret N° 271 du 25 septembre 1992 sur les cendres de l´Office National des Céréales qui, lui mêmes avait vu le jour dix ans plus tôt en lieu et place de l´ancienne Commission Nationale Céréalière. Les nouvelles orientations abandonnent explicitement la mission de régulation à grande échelle qui n´a jamais bien fonctionné dans l´Office National des Céréales (ONC) au profit de celle non moins stratégique d´instrument d´aide à la prise de décision et d´appui au secteur privé de la commercialisation des produits vivriers. Ainsi l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA) s´est vu assigné les missions suivantes :
  • suivre l´évolution de la production vivrière résultant de la campagne agricole et les perspectives alimentaires ;
  • gérer un système d´informations sur les prix, les marchés et les flux de produits vivriers ;
  • appuyer le secteur privé de la commercialisation des produits vivriers ;
  • conseiller le gouvernement dans la conduite de la politique d´aide alimentaire et assurer ainsi une coordination institutionnelle de la sécurité alimentaire au Bénin.
A ce titre il est chargé :

á
de faire au Ministre de l´Agriculture toutes suggestions relatives à la mise en œuvre de la politique de sécurité alimentaire,
á
de participer à la promotion du stockage décentralisé des produits vivriers,
á
de constituer et de gérer au besoin un stock minimum tampon de régulation des produits vivriers le cas échéant surtout lorsque le gouvernement envisage des mesures à caractère social,
á
d´aider à une meilleure efficacité du commerce privé des produits vivriers
á
de participer en général aux études sur la caractérisation de la sécurité alimentaire au Bénin et en particulier :

* l´identification des zones à déficit ou excédent en produits vivriers

* la définition des programmes et mesures appropriés en faveur des groupes vulnérables.

á
d´émettre des avis motivés à toutes instances compétentes en matière de politique des prix des produits vivriers.

Comment est structuré l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire pour une mise en œuvre efficace de sa mission. ORGANISATION DE L´OFFICE L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire est administré par une direction générale qui joue le rôle de coordination et de suivi des activités et deux directions techniques pour des domaines d´action spécifiques. Il s´agit de :
    • La Direction Administrative et Financière qui assure d´une part les fonctions de gestion des ressources humaines, de l´Organisation et du pilotage des tâches administratives et d´autre part la régularité, la sincérité et le traitement des opérations comptables et financières de l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire,
    • La Direction du Suivi et de l´Appui aux Opérateurs Economiques qui supervise toutes les opérations de collecte, de traitement et d´analyse des informations de l´environnement relatif aux différentes activités de production, de commercialisation des produits vivriers.
L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire est un Office à caractère social. Il est doté de la personnalité morales et de l´autonomie financière. Il est régi par les dispositions statutaires ainsi que par la loi relative à la création, à l´organisation et au fonctionnement des Offices.
Il est géré suivant les règles du droit privé. Il a son siège à Cotonou PK3 route de Porto-Novo derrière l´ICBG ex-SONICOG. DU CONSEIL D´ADMINISTRATION
Les décisions importantes qui concernent l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire sont prises par son Conseil d´Administration qui est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l´Office et faire ou autoriser tous les actes et opérations relatifs à son objet. Le Conseil d´Administration comprend les membres ci-après :
  • le Secrétaire Général du Ministre chargé de l´Agriculture qui en assure la présidence
  • Un représentant du Ministre chargé du Commerce
  • Un représentant du Ministre chargé des Finances
  • Un représentant du Ministre chargé du Plan
  • Le Directeur de l´Alimentation et de la Nutrition Appliquée Représentant du Ministère de l´Agriculture de l´Elevage et de la Pêche
  • Un représentant des Commerçants de Produits Vivriers
  • Deux représentants du personnel
Le Conseil se réunit deux fois dans l´année en session ordinaire d´étude du budget et d´approbation des états financiers. Il peut se réunir en session extraordinaire sur demande de son président. La comptabilité de l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire est tenue suivant les règles du droit privé. C´est d´ailleurs ce qui explique le rôle prépondérant que joue le commissaire aux comptes dans l´appréciation des performances économiques et financières de l´Office, dans la régularité et la sincérité des informations. L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire dispose d´un personnel bien réduit à 22 agents toutes catégories confondues. Seules sept parmis eux sont agents permanents de l´Etat ; les autres sont des occasionnels ou des conventionnés payés sur budget autonome. DANS LA PRATIQUE QUE FAIT L´ONASA ET QUELS RESULTATS PEUT ON METTRE A SON ACTIF ? L´objectif global poursuivi à travers les activités de l´Office est de contribuer à garantir la sécurité alimentaire à tous, en tout temps et en tout lieu du territoire national. Les disparités régionales dans la mobilisation de la disponibilité de l´offre alimentaire est la préoccupation majeure de la structure. Ainsi si dans les pays Sahéliens, la sécurité alimentaire est beaucoup plus axée sur l´aspect de la disponibilité des vivres, dans les pays côtiers et en l´occurrence au Bénin, c´est sur celui relatif à la bonne répartition du responsable vivrier et à son aspect nutritionnel qu´elle est principalement orientée. Le mandat de l´Office dans un contexte de libéralisme économique peut se résumer comme suite :
  • contribuer à la transparence du marché des produits vivriers et appuyer le secteur privé de la commercialisation,
  • évaluer la campagne agricole et les perspectives alimentaires,
  • conseiller le gouvernement dans sa politique de sécurité et d´aide alimentaire.
La création de l´Office est apparue comme une mesure d´accompagnement du programme d´ajustement structurel. A ce titre il a bénéficié de 1985 à 1999 de l´appui de la FAO puis de la GTZ pour caractériser la sécurité alimentaire au Bénin. Ainsi entre 1989-1992 il a été réalisé une série d´études sur les problèmes de sécurité alimentaire au Bénin. Ces travaux de haute portée scientifique peuvent être classés en trois groupes :
  1. ceux qui portent sur le fonctionnement du marché vivrier (disponibilité des produits, circuits de commercialisation, régulation du marché ;… études N° 3, 4, 7, 9, 14, 18 etc…)
  2. ceux ayant trait aux politiques agricoles et leurs impacts sur la sécurité alimentaires (Etude N° 2 et 10)
  3. ceux relatifs à l´impact de certaines politiques sectorielles sur la sécurité alimentaire (N° 3, 20 … etc).
Malgré le caractère scientifique indéniable de ces travaux et la pertinence des pistes d´action proposées, ils restent peu accessibles au grand public. Ainsi avons-nous jugé nécessaire de synthétiser ces résultats, de les cartographier dans un mini atlas sur la sécurité alimentaire. Ce chef d´œuvre a eu l´avantage d´offrir une vue synoptique et une lecture plus aisée de la situation alimentaire nationale. Il apparaît de ce point de vue plus accessible à un plus grand nombre. La version 2002 est venue corrigée les insuffisances de la première édition parue en 1992 et l´a actualisée. Elle constitue un précieux outil d´analyse et d´appréciation de la situation alimentaire et nutritionnelle actuelle du Bénin. Pour participer à une connaissance assez précise de la capacité du Bénin à couvrir ses besoins alimentaires, l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire a mis en place un observatoire des disponibilités alimentaires. L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire a mis en place un observatoire des disponibilités alimentaires. Cet outil est composé des représentants des six CARDER, la Direction de l´Elevage, la Direction de la Pêche, la Direction de la Programmation et de la Prospective , la Direction de l´Alimentation et de la Nutrition Appliquée, les Organisations socio-professionnelles de Producteurs, transformateurs, transporteurs évalue la production vivrière animale et halieutique, apprécié les conditions de production et les conditions de marché. L´observatoire génère une information capitale qu´est le bilan vivrier. Il résulte de la confrontation entre la production nationale et les besoins de consommation de la population. Les bilans sont élaborés par culture et à une échelle géographique données. Il est positif ou négatif. Ainsi les cas de bilans positifs signifient qu´il y a un surplus commercialisable comme c´est le cas du maïs depuis une certaine époque, de l´igname et du manioc. Les soldes négatifs indiquent les déficits à combler grâces aux échanges avec les pays limitrophes surtout. C´est le cas du haricot (niébé) de la pomme de terre, du riz.
Les bilans vivriers des cinq dernières années se présentent comme suit selon trois hypothèses de consommation.
En effet dans une approche analytique et prospective et est nécessaire d´envisager la consommation sous ces hypothèses pour faciliter après des sondages sommaires la prise de décision sur la couverture des besoins domestiques.
  • bilan hypothèse forte
  • bilan hypothèse moyenne
  • bilan hypothèse faible
Cette situation peut être désagrégée au plan départementale et aussi et surtout au plan commercial (Sous-Préfectoral). Ainsi on distingue les sous-préfectures déficitaire pour tel ou tel produit, celles courant à peine les besoins de la population et celles excédentaires pour des produits donnés. Cette situation bien travaillée permet d´orienter les acteurs de la commercialisation sur les marchés, eux qui font le captage des surplus pour les déverser dans les zones où les besoins se font sentir.
La production vivrière, animale et halieutique est faite non pour les seuls besoins de consommation des producteurs mais pour le marché. L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire dispose d´un précieux outil d´aide à la prise de décision en matière commerciale : l´observatoire des marchés, des prix et des flux des produits vivriers. Au jour d´aujourd´hui 54 marchés périodiques sont contrôlés et 25 produits sont suivis pour apprécier le prix moyen pratiqué par marché, la tendance par rapport au marché précédent, ou celle relative au mois précédent, l´animation du marché la présence d´acteurs étrangers, les niveaux de transactions, les flux.
Les prix sont collectés aux niveaux producteur, grossiste et détaillant ou consommateur.
Pour une meilleure sensibilisation des acteurs de la production de la transformation et pourquoi pas de la commercialisation primaire à la réalité du marché, un partenariat avec 18 radios communautaires et/ ou commerciales permet d´assurer la veille de la terme des marchés de rappeler les prix moyens pratiqués sur le marché précédent.
Sur les aires des marchés sont implantés des tableaux sur lesquels sont inscrits les prix du marché passé pratiqués sur la mesure locale et son équivalent au standard (kg ou litre). Les prix de 2 à 3 autres marchés en réseau avec le marché en question sont aussi affichés pour permettre aux opérateurs économiques de faire le bon choix.
Cette activité qui participe de la transparence sur nos marchés est une forme de lettre contre la spéculation.
L´observatoire collecte également des informations relatives aux offres et demandes spéciales sur nos marchés et ceux de la sous-région, renseigne sur l´état d´approvisionnement du marché, les quantités offertes, les offres dominante et dispose d´une impressionnante banque de données tant sur les prix que sur les acteurs et les conditions d´exercice de la profession commerciale dans le secteur agro-alimentaire. L´APPUI AUX OPERATEURS PRIVES DE LA COMMERCIALISATION Le libéralisme économique demande aussi une organisation du marché et des acteurs. La sensibilité de la question de sécurité alimentaire exige que l´état apporte son appui à cette œuvre de construction et d´animation de la vie économique si tant est que le maillon faible de la production de richesse dans le secteur est la commercialisation des produits agricoles. L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire avec le conc
ours technique et financier de la GTZ a facilité la structuration des commerçants de produits vivriers en association régionales. Ainsi on distingue :
  • le Groupement des Commerçants de Produits Vivriers (GCPV) dans le Borgou et dans l´Alibori
  • Le Réseau des Commerçants de Produits Vivriers (RECOPROV) dans le sud-Bénin.
La formation, les visites d´échanges d´expérience au Niger, Burkina-Faso, en Europe constituent entre autres des ………. de cette assistance conseil. L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire en relation avec la Chambre d´Agriculture du Bénin a permis aux acteurs du commerce des produits agro-alimentaires de mettre en place avec leurs pairs en 2000 le réseau des opérateurs économiques du secteur agro-alimentaire de l´Afrique de l´Ouest et de briguer des portes de responsabilités pas des moindres. L´appui aux opérateurs privés passe aussi par la mise en place d´infrastructures de stockage sur nos marchés. Pendant les cinq dernières années l´ONASA s´est employé à favoriser la construction de magasins et hangars de stockage sur les marchés ci-après :

Localité

Date de réalisation

mise en consommation

Type d´infrastructure

Capacité

Coût global (Million F CFA)

01

Azowlissè

   

60 T

16

02

Ikpinlè

   

50 T

15

03

Parakou

   

50 T

15

04

Malanville

     

17,5

     

20,5

05

Pobè

 

Hangar

170 T

15

06

Azovè

   

60 T

12,5

07

Kétou

 

Hangar

170 T

18

08

Dogbo

   

60

16,5

09

Natitingou

   

60

22

10

Péhunco

   

60

19,5

11

Ouessè

     

14

12

Nikki

     

14


 

Ces infrastructures sont mises en place grâce aux fonds FED. Elles sont gérées par les communautés à travers une organisation autonome (Unité de gestion des magasins Uge Mag). LE STOCK TAMPON DE SECURITE
Après évaluation du disponible alimentaire par sous-préfecture l´Office donne des conseils ciblés aux acteurs à la base. La sécurité alimentaire est avant tout une question délicate dont la gestion se fait avant tout au niveau de chaque ménage invité à constituer les réserves stratégiques nécessaires.
Les organisations socio-professionnelles (GF, GR, USPP et Associations de développement sont invitées à constituer des stocks décentralisés pour palier les temps difficiles de la soudure. Au niveau national l´Office s´emploie dans une approche de valorisation de l´effort du producteur moyen et du petit commerçant à faire une collecte du surplus dans les zones excédentaires et à le placer sur les marchés pendant la soudure pour réduire un tant soit peu la tension sur les prix. Les quantités stockées varient suivant les bilans établis et les moyens financiers mobilisés à cet effet. Cette action concerne essentiellement le maïs. Le prix pratiqué à la cession est très social et toujours en dessous du prix marchand. L´opération n´est jamais amenée dans le but de faire des bénéfices. LE DON ALIMENTAIRE JAPONAIS (KR1)
Le don japonais est la réponse donnée à la requête de notre gouvernement pour une assistance alimentaire face à la famine de la fin des années 70 dont précisément en 1982 que le japon a mis à la disposition du Bénin cette assistance avec la conditionalité de réunir au moins les 2/3 du prix FOB pour la mise en œuvre de projet à caractère socio-communautaires. L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire sert de point focal dans l´expression du besoin annuel, l´adjudication des marchés de fourniture de livraison à Cotonou de cette aide.
Notre pays malgré tout le mérite d´avoir le meilleur mécanisme de gestion de l´aide japonaise. Deux commissions techniques sont crées à cet effet :
La commission technique chargée de la réception et de la distribution de l´aide placée sous l´autorité du Ministre chargé du Commerce (MICPE).
La commission technique chargée de la gestion des fonds de contre-partie placée sous l´autorité du Ministre en Charge du Plan (MECCAG-PD). La distribution de l´aide se fait à partir de l´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire et de la Centrale Coop.
L´Office National d´Appui à la Sécurité Alimentaire ventile son stock dans tous les secteurs agricoles des localités où n´existent pas les installations de la Centrale Coop.
Les cinq dernières éditions ont permis de réceptionner et de distribuer à un prix social les quantités ci-après :

 

Année

Edition

Quantité totale reçue

Prix de Vente

2002

KR1 2000

7 733 Tonnes

5 500 F CFA

2001

KR1 1999

4 413 Tonnes

5 200 F CFA

2000

KR1 1998

3 644 Tonnes

1999

KR1 1997

5 110 Tonnes

1998

KR1 1996

5 547 Tonnes


Les quantités de l´aide ainsi mobilisée sont loin de combler le déficit estimé entre 4500 tonnes et 60 000 /an. C´est le stock marchand de riz importé prioritairement de la Thaïlande, de la Chine et des Etats-Unis qui satisfait la demande en attendant que les efforts de relance de la riziculture au Bénin porte ses fruits. Ce don distribué à un prix social, pendant la période de soudure, loin d´inviter la production domestique participe plutôt à l´améliorations des conditions de production. La Banque de Données


Une banque assez garnies de bases de données constitue l´une des plus importantes réalisations de l´office. En effet il est possible de consulter et d´avoir des informations sur les niveaux de production vivrière sur au moins 15 ans. Cette base fournit des informations sur les bilans alimentaires par sous-préfecture et pour le Bénin.
Une base de données sur les prix aux producteurs, les prix de gros, et les prix aux détaillants d´une quarantaine de marchés périodiques est disponible en séries chronologiques facile
s d´accès et aptes pour tous traitement.
Les informations réellement chaudes existent grâce à l´Internet sur 10 marchés de l´espace CEDEAO, surtout sur le comportement du marché vivrier.
La publication de façon ininterrompue depuis Février 1989 du bulletin mensuel intitulé »Lettre d´Information sur la Sécurité Alimentaire dans le cadre du Système d´Alerte Rapide (LISA-SAR) renforce le dispositif d´informations sur nos marchés. Ce dispositif est aujourd´hui rendu plus performant avec l´implication de 9 courtiers d´informations animants des centres informatiques. Ils reçoivent et transmettent par courrier électronique les informations et données fraîchement collectées sur les marchés.
Enfin la première expérience nationale en matière d´implication des Organisations Non Gouvernementales et des Associations de développement à l´exécution du Projet d´Interventions Locales sur la Sécurité Alimentaire (PILSA) complète utilement les activités de l´ONASA. DE QUELS MOYENS DISPOSE L´ONASA POUR ACCOMPLIR SA NOBLE MISSION ?.
Les ressources humaines sont constituées de 22 agents toutes catégories confondues. On y compte sept agents permanents de l´Etat responsabilisés pour les « leviers clés » de l´organe de gestion.
Les ressources matérielles sont constituées de :
  • immeuble remis en état par l´ex PILSA et constituant la vitrine de l'office
  • les silos au port, à la Direction générale, à Parakou
  • trois véhicules de terrains et deux de liaison tous amortis entretenus avec beaucoup d´attention et rivalisant de longévité.

 

S´agissant des ressources financières, les statuts de l´Office approuvés par le Conseil des Ministres et par Décret 96-452 du 17 octobre 1996 stipule que l´Office a un caractère social et est doté d´une personnalité morale et d´une autonomie financière. Ces statuts prévoient une dotation initiale constituée de silos et immeubles mis à sa disposition, des dotations annuelles qui lui seront accordées dans le cadre de la loi des finances sur proposition du Ministre des Finances et de l´Economie. C´est le lieu de reconnaître que ces dotations n´ont jamais été versées à l´office Pourtant les missions assignées sont de domaine régalien.
Depuis 2 ans seulement un projet élu au Programme d´Investissements Publics permet à l´Office de mobiliser quelques ressources. Le caractère saisonnier de l´activité centrale de constitution du stock tampon, les procédures de décaissement et surtout l´enveloppe très squelettique ne permettent pas de conclure à l´efficacité de ce mécanisme de financement.
La mobilisation des ressources indispensables pour l´atteinte des résultats ci-dessus présentés passe par :
    • la location des silos sis au port,
    • les prestations de services.

En effet l´Office mène une politique offensive de conquêtes de marchés pour vendre la modeste expérience acquise en matière de fournitures d´information commerciales. Les projets et programmes du secteur rural ont fait confiance à ce savoir faire et en tirent les meilleurs profits pour une plus grande lisibilité de leurs actions sur le terrain. L´approche méthodologique, la qualité des acteurs mise en synergie jouent sur la qualité des données et informations collectées. Ces dernières permettent de générer d´autres informations précieuses indispensable pour la prise de décisions.
Des partenariats avec des institutions de développement d´autres pays apportent à l´Office une part non négligeable de revenus nécessaires pour son fonctionnement. La distribution du KR1 participe également à ce glanage de ressources.
La sécurité alimentaire est une question très sérieuse et relève du domaine de la souveraineté. On ne saurait faire contrôler voire assurer l´alimentation des béninois par des mécanismes hasardeux basés sur l´improvisation. C´est une question de souveraineté et il serait bien que l´on attaque le mal à la racine. La volonté politique doit s´affirmer pour mener raisonnablement et efficacement le combat contre la faim. Beaucoup d´actions sont entreprises ; je ne cite au hasard que les projets de développement initiés ici et là dans le secteur rural dans le commerce, l´industrie, l´éducation, la santé, et j´en passe. Surtout dans le secteur il y a des mécanismes de contrôle de l´atteinte ou non des objectifs globaux que sont les bilans vivriers, les prix, les flux des produits agro-alimentaires, la prévision des catastrophes et autres classes capables de compromettre la sécurité alimentaire à tout point du territoire et en tout lieu. La mission de l´Office est assez claire et l´équipe légère qui le dirige ne demande qu´à être appuyée. Un financement durable de la sécurité alimentaire est vivement attendu pour passer des intentions à l´acte.
La sécurité alimentaire ne concerne pas uniquement la production mais touche au développement économique tout entier. Plusieurs paramètres entrent en ligne de compte dans la formulation d´une politique de sécurité alimentaire. Imaginez un instant que tous nos bilans soient positifs et que l´environnement socio-politique subitement se dégradait autour de nous . Une insécurité alimentaire s´en suivait immédiatement.
Pour éviter des répercussions négatives du libéralisme économique sur la sécurité alimentaire du pays, les structures nationales chargées de la mise en œuvre de cette politique doivent orienter leurs actions dans le sens de la révolution des questions qui constituent les préalables à la sécurité alimentaire en rapport avec l´environnement régional dans lequel évolue le pays. Ces questions concernent :
    • le renforcement de l´intégration sous- régionale,
    • la promotion de l´intégration socio-économique de la femme et des jeunes.
    • L´amélioration de la productivité agricole qui inclura la réduction des coûts de production et de commercialisation,
    • l´amélioration du fonctionnement des marchés en assurant une meilleure transparence (informations régulières, complètes et fiables des prix, des flux sur les marchés nationaux et régionaux, l´analyse des stocks, le jeu des acteurs, les problèmes de taux de change F CFA en Naïra.
    • La fonction de régulation du marché que l´Etat ne peut pas laisser entièrement à la libre initiative des opérateurs privés au regard de l´importance stratégique que revêtent les questions de sécurité alimentaire.